Depuis des mois, un drôle de silence plane sur la politique énergétique française. Un document essentiel, attendu par les territoires, les entreprises et les citoyens, n’est toujours pas publié. Son nom est barbare – Programmation pluriannuelle de l’énergie, ou PPE – mais son rôle est simple : dire clairement comment la France compte produire son énergie dans les années à venir.
Aujourd’hui, cette boussole manque. Et ce flou commence à coûter très cher.

Une boussole énergétique… portée disparue

Pour faire simple, la PPE, c’est le plan de route de l’énergie en France. Comme un GPS : sans elle, impossible de savoir où l’on va, ni comment y arriver. Elle permet à l’État, aux collectivités, aux entreprises et aux citoyens de prendre des décisions cohérentes sur le long terme : investir, former, créer des emplois, développer des projets utiles aux territoires.
Or la nouvelle PPE, la troisième du nom, aurait dû être publiée depuis plus de deux ans. À force de reports, d’hésitations et de blocages politiques, la France avance aujourd’hui sans cap clair.
Sur le terrain, ce n’est pas abstrait : des projets sont ralentis ou arrêtés, des investissements sont gelés, des emplois locaux deviennent fragiles. Toute une filière est mise en attente.

Une dépendance qui nous affaiblit

On l’oublie souvent, mais l’électricité ne représente encore qu’environ un quart de l’énergie que nous consommons au quotidien. Le reste dépend très largement du pétrole et du gaz… que nous importons.
Résultat : plus de 60 milliards d’euros par an partent à l’étranger pour payer ces énergies fossiles. En pleine crise énergétique, ce chiffre est même monté jusqu’à 124 milliards d’euros. Autant d’argent qui ne finance ni nos emplois, ni nos territoires, ni notre souveraineté.
Sortir de cette dépendance passe par une idée simple : utiliser davantage d’électricité propre produite chez nous, pour se chauffer, se déplacer, produire. C’est ce qu’on appelle l’électrification des usages. Mais pour cela, encore faut-il produire suffisamment d’électricité décarbonée.

Tous les choix ne se valent pas

Derrière les discussions actuelles sur la PPE se cachent plusieurs trajectoires possibles. Certaines reviennent, de fait, à freiner fortement le développement du solaire et de l’éolien terrestre.
Concrètement, cela signifierait :

  • des projets locaux abandonnés,
  • des entreprises qui disparaissent,
  • des emplois non délocalisables perdus,
  • et un savoir‑faire industriel que la France a mis plus de dix ans à reconstruire.

Ce serait un scénario de renoncement.
À l’inverse, il existe une trajectoire plus ambitieuse, cohérente avec nos besoins réels : celle qui permet de produire plus d’électricité propre, tout en sécurisant l’emploi et les investissements dans les territoires. Cette trajectoire est aujourd’hui clairement identifiée par les experts du système électrique.

Le scénario du bon sens

Ce scénario – parfois appelé R4 dans les cercles d’experts – n’est pas une lubie technocratique. C’est simplement celui qui aligne les objectifs climatiques, économiques et industriels de la France.
Il repose sur une idée de bon sens : ne pas opposer les solutions entre elles. Le nucléaire, les énergies renouvelables, la sobriété et l’efficacité énergétique ne sont pas des rivaux. Ils sont complémentaires.
Choisir cette voie, c’est :

  • sécuriser notre approvisionnement électrique,
  • éviter d’importer demain l’électricité ou les équipements que nous aurions renoncé à produire,
  • donner de la visibilité aux entreprises et aux collectivités,
  • préserver et créer des dizaines de milliers d’emplois locaux.

Renoncer à cette ambition, ce serait payer deux fois : d’abord pour structurer une filière, puis pour redevenir dépendants de l’extérieur.

Derrière les chiffres, des territoires et des emplois

Les énergies renouvelables ne sont pas qu’un débat national. Elles font vivre des territoires entiers : bureaux d’études, entreprises de travaux, maintenance, ingénierie, agriculture, fiscalité locale.
Aujourd’hui, ce sont des dizaines de milliers d’emplois qui dépendent directement de choix politiques clairs et stables. Sans visibilité, les recrutements s’arrêtent, les compétences se perdent, et les investissements partent ailleurs – souvent chez nos voisins européens, qui, eux, ont choisi d’avancer.

Ce que nous demandons

La demande est simple et responsable :

  • publier sans attendre la PPE,
  • assumer une trajectoire ambitieuse et lisible,
  • choisir la seule option compatible avec nos enjeux climatiques, industriels et de souveraineté.

Ce n’est pas une demande idéologique. C’est une demande de clarté, de cohérence et de courage politique.
L’énergie structure notre économie, nos territoires et notre avenir collectif. Continuer à repousser les décisions, c’est choisir l’immobilisme. Et l’immobilisme, dans le monde actuel, est un luxe que la France ne peut plus se permettre.
Chez Galileo Energies Nouvelles, comme partout sur les territoires, nous sommes prêts à agir, investir et construire. Encore faut-il que la boussole soit enfin posée sur la table.

Acteur clé de la transition énergétique, spécialisé dans les projets solaires, éoliens et de stockage d’énergie. Avec 25 ans d’expérience, l’entreprise propose des solutions durables et locales.

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